La cause première des disputes : le manque d’empathie et de compréhension

L’un se tait et n’écoute pas, l’autre crie. Deux personnes qui s’accusent mutuellement sans apporter aucun argument… La cause principale des disputes et des querelles est presque toujours la même, et encore plus si elle se traduit par des ressentiments et des conflits insensés, pleins de mépris et d’orgueil. Nous parlons du manque d’empathie.

Arrêtons-nous un instant et pensons à la dernière fois où nous nous sommes engagés dans une discussion plus ou moins animée. Lorsque nous lançons cette dynamique à partir d’une différence, d’une attaque ou d’une critique, nous cherchons (en général) à mettre en avant notre vérité (en majuscules). Nous voulons indiquer à l’autre personne notre point de vue et, surtout, son erreur, son point de vue erroné ou éventuellement injuste. C’est précisément la principale cause des disputes.

De même, une autre dynamique se produit souvent : l’adoption de comportements défensifs. Nous nous revêtons d’une armure et cherchons, avant tout, à nous protéger et à attaquer. Cette dynamique est souvent observée dans les relations de couple, dans ces discussions où l’un ou les deux membres commencent à lancer des accusations blessantes et des coups bas… tout en se protégeant dans leur position de victime mutuelle.

Nombre de ces discussions seraient résolues beaucoup plus rapidement si nous exercions plus habilement un mot magique de base : l’empathie. Le simple fait d’essayer de considérer la réalité des autres et de les comprendre rendrait les conflits beaucoup plus humains et utiles. Cependant, notre erreur est presque toujours la même : nous nous laissons emporter par nos émotions, et celles-ci obscurcissent notre raison, émoussent nos sens et établissent des distances insurmontables.

La cause première des disputes : le manque d’empathie et de compréhension

Si nous partageons un désir, c’est celui de nous sentir compris. Cela dit, dès que quelqu’un nous interroge, nous critique ou conteste nos “vérités”, nous ne percevons pas seulement une menace claire. Peu après vient la colère, la rage. C’est un déséquilibre évident dans notre homéostasie émotionnelle, et c’est pourquoi il ne nous faudra pas longtemps pour nous disputer.

Si nous jetons un coup d’œil à la littérature moins scientifique et plus populaire sur les conflits, la première chose que nous trouverons est l’article classique de How to Win an Argument in Six Steps. Nous concevons nos désaccords et nos arguments comme un champ de bataille, comme s’il devait toujours y avoir un gagnant et un perdant. Le moment est donc venu de corriger cette approche.

La cause principale des disputes et des querelles ne réside pas du tout dans le fait de vivre dans un monde rempli de narcissiques, de personnes avec lesquelles nous ne pouvons pas raisonner, de profils désireux de déclencher des conflits contre nous. Ces profils existent, mais ils ne définissent pas 100 de la population. La principale raison de notre discorde est notre manque de compréhension et l’absence d’une empathie réelle, pratique et utile.

Il est probable que plus d’un pensera que tout cela s’arrêtera aux bonnes intentions, car dans la vie réelle, les disputes qui éclatent à partir d’un détonateur injuste, d’un manque réel ou d’une attaque à défendre avec l’épée ne manquent pas. Même dans ces situations, il est bon de comprendre et de se mettre à la place de l’autre personne pour découvrir que, peut-être, cela ne vaut pas la peine de se dédire. Peut-être que ça voudrait dire perdre du temps.

Comment parvenir à un accord ?

Nous savons déjà que la principale cause des disputes et des différends est la mauvaise utilisation de l’empathie. Comment pouvons-nous le former au mieux pour qu’il parvienne à un accord ? Mémorisons les stratégies suivantes :

Une fois que nous avons défini notre réalité émotionnelle et la raison de ce malaise, le moment est venu de faire de même avec l’autre personne. Nous faisons l’effort de nous mettre à leur place et d’intuitionner, de comprendre, de découvrir (cette personne est-elle anxieuse et est-ce pour cela qu’elle m’attaque ? Est-elle contrariée par quelque chose que j’ai fait dans le passé et m’en veut-elle encore ? Ce qu’elle dit/fait est-il dû à la peur de me perdre ou parce qu’elle veut que je réagisse ?).

Nous devons savoir comment éteindre la fureur ou le picotement de la colère, savoir montrer à l’autre cette ouverture où l’empathie est palpable, où l’on peut percevoir une tentative de compréhension et d’accord. Il faut dire que cet art n’est pas facile, il demande du temps et exige un travail intérieur. Cependant, l’effort peut nous aider à profiter de nos relations d’une manière bien plus importante.