Comment se manifeste l’empathie dans notre cerveau ?

L’un des outils les plus puissants utilisés par les humains pour comprendre les nombreux changements sociaux qu’ils subissent est l’empathie. Être empathique donne une capacité cognitive absolument incroyable, lorsqu’on sait l’utiliser correctement pour le bien de tous.

Être empathique signifie qu’une personne s’identifie aux sentiments d’une autre personne et les comprend, en tenant compte de ses circonstances spécifiques et en agissant en conséquence. L’empathie est possible grâce à l’énorme pouvoir de votre esprit, qui vous permet de séparer vos sentiments de ceux des autres et d’utiliser un mode de raisonnement différent en fonction du “lieu des sentiments” dans lequel vous vous placez.

Cela vous permet de vous adapter à votre environnement. L’empathie permet aux gens d’approcher la douleur ou la souffrance d’une autre personne, ainsi que sa joie ou son bonheur. Mais êtes-vous tous empathiques de la même manière ?

L’empathie génère des changements dans le cerveau

Nombreux sont ceux qui se demandent encore “si on est tous empathiques de la même manière et avec la même intensité”. La réponse est non : les études apprennent que les gens diffèrent dans leur niveau d’empathie. Vous pouvez également dire que tout le monde ne suit pas les mêmes chemins pour être empathique. Il y a ceux qui ont une grande relation avec le monde émotionnel et, par conséquent, l’empathie est naturelle pour eux.

D’autres personnes ne possèdent pas ce don, ou alors il n’est pas aussi développé. De ce fait, ils génèrent leur empathie par l’expérience et leur cohérence logique et sentimentale. Une étude de l’université Monash, en Australie, a révélé que le cerveau des personnes rationnelles ou logiques est physiquement distinct de celui des personnes plus émotives.

Robert Eres, l’expert qui a dirigé cette recherche, affirme que “les personnes ayant un niveau élevé d’empathie affective sont souvent celles qui ressentent de la peur lorsqu’elles voient un film d’horreur ou qui pleurent lorsqu’elles assistent à une scène triste. Ceux qui ont une forte empathie cognitive, en revanche, sont plus rationnels.”

Le but de cette étude était de montrer que l’empathie entraîne des changements dans votre corps. En se basant sur votre cerveau, on peut distinguer deux types d’empathie :

Empathie affective et empathie cognitive

La recherche a été menée sur la base de 176 participants dont la quantité de matière grise qu’ils possédaient dans certaines régions du cerveau a été mesurée au moyen de la morphométrie à base de voxels. Les résultats ont été publiés dans la revue NeuroImage et révèlent que les personnes souffrant d’empathie affective ont une matière grise plus dense dans le lobe de l’insula, situé dans la partie centrale de votre cerveau.

Les personnes ayant une forte empathie cognitive, en revanche, ont davantage de matière grise dans le cortex cingulaire, qui est situé dans la zone médiane du cerveau, et qui vous permet d’exécuter les fonctions cérébrales de base de votre système limbique.

Selon les experts, cette recherche “fournit des preuves que l’empathie est un concept à composantes multiples, de sorte que l’empathie affective et cognitive est représentée différemment dans la morphométrie du cerveau.” Grâce à ces données, vous pouvez comprendre la complexité physique typique du cerveau et répondre à la question “quelle est la différence au niveau du cerveau entre les personnes émotionnelles et rationnelles ?”.