Ma maison en écoconstruction

lundi 21 janvier 2008, par Anne-Marie Fontaine

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« On cherchait à acquérir une maison mais on ne trouvait rien. On avait une seule exigence : il fallait qu’elle soit saine », explique Olivier Jonas. C’est donc sans vraiment le vouloir ni sans rendre compte que ce particulier, habitant dans la banlieue de Toulouse a doucement glissé vers l’éco-construction.

Plus de deux ans plus tard, toute la famille réside désormais dans une maison en bois paille et terre, et ne changerait pour rien au monde. Cela n’a pas été facile, ni rapide et pour tout avouer, la maison n’est pas encore tout à fait finie…

Six mois de réflexion, de recherches, de lectures et de rencontres… Car c’est en contactant le réseau midi-Pyrénéens des écoconstructeurs Areso, qu’Olivier opte définitivement pour la maison en paille ossature bois. Matériaux sains, écolos et économiques. Les plans, le bilan CO2 tout y passe. Enfin en 2006, les travaux débutent. Et en écoconstruction encore plus que dans le bâtiment conventionnel, la construction c’est toute une aventure.

La conception :

- Trois grandes baies vitrées au sud pour faire entrer la lumière et la chaleur du soleil l’hiver, avec un débord de toit pour abriter les fenêtre à l’étage.

Tout d’abord les fondations :

- un mélange mortier de chaux, des grosses pierres, un peu de bambou et du liège en périphérie. Petit hic, la fondation étant un peu hors norme, la maison ne bénéficie pas de la garantie décennale.

Puis il a fallu trouver de la paille, … locale bien entendue. « On a cherché à côté de chez nous à Lèguevin, sur une vingtaine d’agriculteurs, un seul a répondu et nous a livré 1000 bottes de paille pour les murs et la toiture. Ce n’est pas facile à trouver car il faut des petites bottes et c’est très rare ! »

Montage de l’ossature bois et isolation en bottes de paille pour les murs et le toit.

Pour tout le gros oeuvre, Olivier a fait appel à des professionnels. Là encore, il nous livre sa petite astuce pour contourner les obstacles liées aux constructions « non conventionnelles ». « Nous sommes passés du statut de client au statut d’employeur, tandis que les professionnels sont devenus employés. Nous avons fait ce montage car les professionnels pour des raisons de commodités sont en société de portage et éviter que celle-ci n’ait à supporter des risques liés à des techniques non conventionnelles. Notre statut exact est particulier employeur, tandis que le statut URSSAF des employés est »travailleur occasionnel du batiment«  ».

Le sol de la maison est en terre cuite, le toit en tuiles, à l’étage l’isolation est en paille et panneaux de feutres de bois. Beaucoup de travaux ont été réalisés par Olivier lui-même : l’aménagement intérieur ( électricité, plomberie, des enduits, les cloisons etc. sa maison a également été transformée en atelier de formation pour la pose des bottes de paille et des enduits.

En août 2007, Olivier et sa famille peuvent enfin emménager dans les 60 m² du rez-de-chaussée.

« On a un petit poêle à bois de 6 KWh au centre de la maison que l’on allume seulement deux à trois heures le soir et malgré une isolation incomplète à l’étage, on atteint les 19°, » se réjouit Olivier, qui ne dépensera rien en chauffage cette année en brulant les chutes du chantier.

Grâce au bois, la maison le bilan CO2 de la maison est positif.

 Le coût ?

Au final, on dépasse un peu notre budget : avec un prix de 1350 € le m².

 Et si c’était à refaire ?

Je soignerais encore plus la conception, en intégrant un espace tampon au nord (isolation), et peut-être un triple vitrage au nord. Côté matériau, on aurait pu faire encore mieux en utilisant du polyéthylène pour la plomberie.

 La prochaine maison ?

La prochaine fois, je ferais une maison de plein pied peut-être même un peu plus petite, avec la charpente qui repose directement sur les bottes de paille et un poêle à masse. Je ferais également des murs en colombages, je trouve ça plus joli.

 Des conseils pour ceux qui se lancent dans l’écoconstruction ?

- Beaucoup se documenter avec des livres,
- compléter avec des visites de chantiers pour toucher la matière et voir si la réalité correspond à ses attentes.

ANNE-MARIE FONTAINE


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1 Message

  • Ma maison en écoconstruction

    7 décembre 2008 17:47, par Jean-Marc
    Et bien, vous en avez de la chance avec le statut de particulier employeur car nous l’avons pris début 2008 et avons échoué avec l’éco-constructeur qui a fermé son entreprise pour travailler pour nous de cette façon.Nous avons laissé une fortune en main d’oeuvre pour un gros-oeuvre inachevé plein de petites malfaçons que nous devons reprendre nous même car il nous en couterait une petite fortune de les faire faire par autrui. Notre maçon nous a proposé pour nous aider des tarifs modérés pour des postes inutiles dans l’urgence des travaux (muret terrasse, drain, terrasses, suivi de terrassement, nettoyage repliement . . . ) alors que les postes importants prévus au planning initial (au crayon papier, sans signature:aucune valeur juridique) ont disparus : Nous devions nous débrouiller pour les enduits, les cloison, la partie botte de pailles de façon logique (impossible sans l’entourer de briques car il avait tout prévu pour. . . Heureusement nous avons trouvé un artisan pour récupérer cette partie) Notre maçon nous avait séduit par une maison basse -énergie de sa conception avec isolation extérieure (vide de 15 cm rempli de ouate de cellulose entre des briques de 8 et le mur porter de briques de 20cm). Il devait aussi nous faire une aile de la maison en bottes de pailles. Ce dernier voulait enfermer la paille dans des briques de 8 comme la ouate et lorsque renseignements pris nous avons refusé, il a tout fait pour qu’on le congédie (Je vous ai assez mis dans la mouise comme ça et je n’ai pas gagné assez d’argent pour acheter la machine a enduire (5000 euros/mois pendant 7 mois ne lui ont pas suffit)). Nous avons vu un avocat qui a bien ri de nous en voyant que nous l’avons salarié et que nous n’avions ni contrat ni garantie décennale. Nous galèrons depuis 4 mois pour chercher quelqu’un pour reprendre le chantier avec le peu d’argent qu’il nous reste. Ca me fait drôle de vous voir faire la publicité pour ce statut dans votre site sans mettre en garde contre les inconvénients. Cordiales salutations. Jean-Marc

    Voir en ligne : Les dangers du statut de particulier employeur


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